l'humanité est touchée par ce fléau que l'on nomme cancer. Ce mot qui fait peur, mot qui tant que l'on est pas touché, nous essayons de laisser loin de nos pensées. Pourquoi ce nom, Antidote, parce qu'aujourd'hui, je fais partie, de ces hommes et de ces femmes qui réalisent tout ce que cela implique, ce bouleversement majeur de sa vie. Sa vie ... elle ne tient qu'à un fil, l'espoir que la science à les outils qui vont te sauver. Alors Antidote pour essayer pour partager, échanger, se renseigner, exorciser sa peur , espérer... l'écriture pour aider.
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4 juin 2017

Cancer: Quand mon oncologue change la feuille de route





PC deux lettres qui me suivent depuis les années 80, date ou j’ai découvert le "Personnal  Computer" . Cette machine qui est rapidement devenue une passion. La lutte entre l’homme et la machine pour comprendre comment cela fonctionne. Une évolution rapide nécessitant de s’adapter et d’apprendre en permanence. Un outil fantastique ou la seule limite est l’imagination. PC est toujours là en ce mois de juin 2017, mais je peux lui donner d’autres significations, PC égale "Personnal Cancer" ou " Prostate et Cancer", mais encore " Pire Colocataire" ... C’est encore une histoire de lutte, d’adaptation, d’apprentissage, d’évolution ...  Il y a un mot qui change: passion, il est transformé en préoccupation...

26 juil. 2016

Cancer, franchissement d'une nouvelle étape



Chaque étape de la vie a ses caractéristiques et ses expériences, le travail, les obligations familiales, le poids de la routine et parfois la maladie nous freinent dans nos désirs les plus profonds. Ce n’est pas pour cela que nous devons arrêter de charger notre sac à dos. Faire des expériences, agir, donne l’aplomb nécessaire pour continuer à vivre et à faire ce que nous aimons. La maladie est un immense frein, mais il est toujours possible de tracer son chemin au jour le jour, en toute liberté et en toute plénitude. La pire chose à faire, c’est se lamenter et de se dire que notre vie a été une vie non vécue et qu'il est trop tard, que la vie dorénavant se réduit à rêver de ce qui aurait pu se passer et qui n’arrivera jamais. Ce n'est pas la voie que je choisis, Il n’est jamais trop tard pour faire ce qui nous rend heureux, et vous devez toujours garder cela à l’esprit. 

17 mars 2016

Sur la route



 Juliette m'a souvent menée en bateau, alors je l'ai remplacée par tomtom. C'est bien de mon GPS que je parle, mon allié pour naviguer dans Bordeaux, ville que je ne maitrise pas, car en perpétuelle mutation. Tomtom, une fois de plus, me fait traverser les quartiers riches de la ville et me dirige vers les immeubles qui jouxtent la clinique Bordeaux nord. Il est mercredi, c'est avec une heure d'avance que nous arrivons à la clinique. Pour une fois nous trouvons une place à proximité, non payante. Il faut dire que le parking de la clinique n'est pas donné, et quand l'on cumule le péage de l'autoroute plus le parking, au fil du temps cela commence à faire des sommes confortables, mais ce sont  les règles du jeu, une infime partie du prix à payer pour sauver sa vie.

13 mars 2016

Attendre



Il est dimanche, la maison est encore endormie, moi je traine déjà depuis un moment, seul avec mon café. Je regarde le soleil se lever, je savoure cet instant. Dehors, tout est gelé, mais je sors sur la terrasse. La nature s'éveille, tous les sons et les odeurs qui emplissent l'atmosphère flattent mes sens en éveil. La semaine qui s'annonce va me ramener à la réalité, ma réalité. J'ai des difficultés à mettre mon esprit en veilleuse. Malgré mes sourires, mes angoisses commencent à prendre le dessus. Le temps me parait interminable, la peur rode autour de moi, je sais que c'est toxique alors j'essaye de m'occuper au maximum. Cette boulimie d'activité n'est pas naturelle, en fait je ne peux pas vraiment profiter de l'instant présent. Cette dernière semaine, j'avais presque oublié la maladie, les petits désagréments qu'elle engendre au quotidien passant au second plan. Demain matin, je vais retrouver le labo pour un nouveau contrôle,  mercredi le scanner et ensuite l'inconnu. Ma vision de l'avenir s'arrête là. C'est à compter de ce jour que je vais pouvoir me projeter un peu plus loin... de saut de puce en saut de puce.