La petite dame en blanc est d'un âge certain ,ses mains manient avec dextérité son doppler, parcourant tout mon circuit veineux Circulation périphérique ou profonde, rien ne lui échappe.
l'humanité est touchée par ce fléau que l'on nomme cancer. Ce mot qui fait peur, mot qui tant que l'on est pas touché, nous essayons de laisser loin de nos pensées.
Pourquoi ce nom, Antidote, parce qu'aujourd'hui, je fais partie, de ces hommes et de ces femmes qui réalisent tout ce que cela implique, ce bouleversement majeur de sa vie. Sa vie ... elle ne tient qu'à un fil, l'espoir que la science à les outils qui vont te sauver. Alors Antidote pour essayer pour partager, échanger, se renseigner, exorciser sa peur , espérer... l'écriture pour aider.
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24 juin 2016
Echo doppler
La petite dame en blanc est d'un âge certain ,ses mains manient avec dextérité son doppler, parcourant tout mon circuit veineux Circulation périphérique ou profonde, rien ne lui échappe.
3 juin 2016
Après le traitement, voici l'attente
A la fin d'une séquence de traitement, le rendez-vous
avec l'oncologue est un passage obligatoire. Me voici face à mon énigmatique
ange gardien. Il fait le point sur le chemin parcouru. Nombre de
chimiothérapies, doses distribuées par mon ami Voltaire, et pour terminer
l'hormonothérapie.
26 mai 2016
Le moral, cela se cultive
En ce 25 mai, je n'imagine pas, en me levant, que cette journée va être aussi chargée... d'attente. Le décollage est difficile, la fatigue omniprésente me terrasse. Je dois prendre rendez-vous avec mon généraliste pour renouveler mes ordonnances et résoudre un problème lié à ma mère, qui depuis des années refuse de voir un médecin, et n'a donc pas de médecin traitant. Il est de nos jours si difficile de trouver un médecin qui vous accepte, je suis donc un peu inquiet. Une place s'est libérée pour ce matin, je profite de cette opportunité.
17 mai 2016
Chimiothérapie, J-2
Chaque matin, je dialogue avec moi même, j'essaie de
commencer la journée dans la paix, en prenant du temps pour être tranquille et
m'envelopper de ce calme
Je ne me rue jamais dans la journée sans préparation et sans harmonie. Vivre un jour à la fois, sans se précipiter en avant, sans faire plein de projets pour demain, car demain ne viendra peut-être jamais. L'important pour moi est de ne pas perdre le fil, tout rassembler dans un grand sac, tout ce qu'il y a de meilleur et d'apaisant. Cette journée commence par le rendez-vous mensuel au labo.
Je ne me rue jamais dans la journée sans préparation et sans harmonie. Vivre un jour à la fois, sans se précipiter en avant, sans faire plein de projets pour demain, car demain ne viendra peut-être jamais. L'important pour moi est de ne pas perdre le fil, tout rassembler dans un grand sac, tout ce qu'il y a de meilleur et d'apaisant. Cette journée commence par le rendez-vous mensuel au labo.
4 avr. 2016
Radiothérapie et blouses blanches
À peine arrivé de ma séance de radiothérapie, je me jette
sur mon clavier pour consigner mes premières impressions. Je pénètre dans la
clinique par l'entrée du scanner, cela grouille de vie, je croise des médecins,
des infirmières, des secrétaires, des .... je ne sais quoi, mais tous ont le
pas décidé. Ils circulent parfois par deux, souvent seuls, le cartable à la
main pour ceux en civil. Une sorte de ruche. Des patients en attente, d'autres
en mouvement vers une autre partie de la clinique. Là, le pas est moins rapide,
souvent moins assuré. Certains visages sont fermés, d'autres souriants. Je
traverse les couloirs pour me diriger vers le sous-sol. C'est ici que sont
regroupés les cancéreux ( ce mot, je l'emploie, mais il me fait frissonner). Chaque
fois que je descends ces marches, cela me renvoie un sentiment de malaise. Le
sous-sol, c'est surement une raison pratique où je ne sais quoi. Ma sensibilité
m'incite à y voir un symbole négatif. Suis je le seul ?
31 mars 2016
Première séance de radiothérapie
Bordeaux nord.36 séances
de radiothérapie au menu. C'est un peu à reculons que je me présente à la
clinique. Le voyage fut agréable, mon chauffeur de taxi étant sympathique et
bavard, le trajet m'a paru plus court que d'habitude. Je suis en avance, la
salle d'attente est quasiment vide , mais un bruit infernal couvre les voix, même
ma voix intérieure a du mal à se manifester. La clinique est en
restructuration, à l'étage supérieur, un marteau piqueur donne le rythme.
Comment font ils pour travailler dans un tel vacarme! Vingt minutes plus tard,
je suis convié à pénétrer dans le vestiaire pour me mettre en tenue
réglementaire.
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