l'humanité est touchée par ce fléau que l'on nomme cancer. Ce mot qui fait peur, mot qui tant que l'on est pas touché, nous essayons de laisser loin de nos pensées.
Pourquoi ce nom, Antidote, parce qu'aujourd'hui, je fais partie, de ces hommes et de ces femmes qui réalisent tout ce que cela implique, ce bouleversement majeur de sa vie. Sa vie ... elle ne tient qu'à un fil, l'espoir que la science à les outils qui vont te sauver. Alors Antidote pour essayer pour partager, échanger, se renseigner, exorciser sa peur , espérer... l'écriture pour aider.
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15 nov. 2017
Quand le staff est en désaccord
Depuis le jour ou j’ai mis le pied dans le cabinet médical, il ya maintenant deux ans, la relation que j’entretiens avec mon colocataire a tourné en une guerre totale. Nos ébats auraient pu déboucher sur une histoire sérieuse, durable, appelée rémission, mais le cancer est comme une femme fatale, au baiser mortel, auquel il est difficile de ne pas succomber.
12 nov. 2017
Fin de la trêve!
Tout est calme dans la maison. Comme chaque matin, Finwë, le chien, manifeste son contentement, et surtout son envie de manger ! Le matin, c’est toujours un bonheur. Bonheur de voir une nouvelle journée commencer, respirer l’air frais, écouter la nature s’éveiller... La nuit, c’est plus compliqué.
3 juin 2016
Après le traitement, voici l'attente
A la fin d'une séquence de traitement, le rendez-vous
avec l'oncologue est un passage obligatoire. Me voici face à mon énigmatique
ange gardien. Il fait le point sur le chemin parcouru. Nombre de
chimiothérapies, doses distribuées par mon ami Voltaire, et pour terminer
l'hormonothérapie.
21 mai 2016
IF, un traitement de cheval
Mais qui est donc cet arbre solitaire des bois et des taillis ombreux? l'If, je l'ai côtoyé parfois, sans savoir qui il était réellement. L'if , dont le nom scientifique est Taxus baccata, est un arbre ornemental très commun dans les parcs et les jardins publics. Il a une croissance extrêmement lente. En raison de sa longévité, il a souvent précédé les églises et les cimetières auxquels il est souvent associé. C'est le seul conifère sans résine et sans cônes. Il peut atteindre 25 m et vivre plus de 2500 ans.
11 avr. 2016
Rendez-vous avec un accélérateur linéaire
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| Voltaire |
8 avr. 2016
Une semaine de plus de radiothérapie
La
semaine est terminée, enfin le week-end de repos ! Ma prostate, mes intestins,
se rebelle un peu contre le traitement qu'ils subissent. La fatigue est de plus
en plus difficile à gérer, cet incessant va-et-vient entre la maison et
Bordeaux n'y est pas pour rien. Les séances se passent bien, le personnel
commence à me connaître et les relations sont plus faciles. Il n'y a pas que
mon corps qui se rebelle, les machines aussi, aujourd'hui, Mozart est tombé en
panne. Par chance, c'est Voltaire que je côtoie !
Pour la première fois depuis que j'ai commencé ce blog, je n'utilise pas mon clavier. Je découvre un logiciel de synthèse vocale, ceci s'avère très pratique, plus besoin de taper, il suffit de dicter son texte, et cela fonctionne très bien. Le seul problème provient des aboiements du chien, qui perturbe un petit peu mon écriture ! Le logiciel ne comprend pas et me demande de répéter !
Les séances recommencent lundi, toujours en début d'après-midi. Je suis très satisfait du système de taxi, les gens sont sympathiques, ponctuels, et bien organisés. Cela me permet aussi d'essayer différents véhicules, Mercedes, BMW, Volvo, que des véhicules hyper confortables ! C'est le point positif de ces voyages, avec la visite de Bordeaux en prime, étant donné qu'ils changent souvent d'itinéraire et me font visiter la ville. Le reste devient très routinier.
Le principal, dans tout cela, est que le moral ne faiblit pas.
25 mars 2016
Accélérateur et radiothérapie
Aujourd'hui, je vais vous présenter mon nouvel ami l’accélérateur. ( sur la photo) . Utilisé en radiothérapie.
Pour moi accélérateur est synonyme d'adrénaline quand je suis au guidon de ma moto ( au volant de mes fourgons je suis plutôt du type" low rider"!) Dans le cas présent, point d'adrénaline, nous rentrons dans une autre dimension, celle du rayon tueur de cellules malignes.
20 mars 2016
Printemps
Je suis sur la terrasse. Face à moi, le soleil perce au
travers des arbres. Un soleil rouge, magnifique. Les oiseaux gazouillent, le
printemps, c'est demain! Les rayons réchauffent mon corps, l'intensité de
l'astre croit au fur et à mesure qu'il dépasse la cime des arbres. Je me sens
bien. Je ferme les yeux pour profiter pleinement de cet instant.
18 mars 2016
Douce nuit
Superbe nuit! Je me suis réveillé à huit heures. Cela
faisait longtime que le sommeil était
perturbé, au moins pour cette nuit, c'est bonus. Seul bémol, j'ai le visage
gonflé. Encore un nouveau moi devant la glace. De plus j'ai une douleur
dentaire, au niveau d'une couronne, ce n'est pas bon signe. Vais je devoir courir
chez un dentiste? En fait, nous ne sommes jamais tranquilles, chaque jour amène
son lot de désagréments. Pour couronner le tout, c'est le cas de dire, j'ai
invité une infirmière pour la traditionnelle injection de décapeptyl. Encore un
petit trou dans mon anatomie! Je ne suis pas particulièrement douillet, mais
certains jours cela commence à me peser. J'espère avoir le courage cette
semaine de me pencher sur la vente de ma moto, car j'ai un projet qui me
titille, encore plus depuis hier. Vu que je ne peux plus piloter un deux roue à
cause des problèmes de poids, je vais me tourner vers un tricycle. Pas celui
avec des pédales , mais avec 120 chevaux sous la croupe, pour assouvir ma soif
d'adrénaline! Stable, avec une marche arrière, donc pas de problème de poids ou
d'équilibre. Il me reste à trouver le monstre, qui, d'origine canadienne, n'est
pas bien représenté dans la région. Avec cela je vais pouvoir secouer mon
colocataire et continuer à l'éjecter! Les projets, il y a trois mois, cela ne
faisait plus partie de mon vocabulaire, mais mon champ de vision vient de
s'élargir un peu, alors autant en profiter, car la suite est encore floue.
Vivre différemment, mais vivre!
2 févr. 2016
DEUXIEME CHIMIO
Me voilà dans le bureau de l’oncologue. Lecture du bilan
sanguin. « Ce bilan est excellent ! »
Bien c’est confirmé Questions sur mon vécu de ces dernières trois
semaines. « Rien d’anormal, c’est même parfait, je crois que cela va
marcher » Paroles réconfortantes ! Mais je garde la tête froide, ce sont
les examens du mois de mars qui vont réellement donner les indications pour la
suite, pas de triomphalisme ! Direction la salle de chimio. Accueil par deux
infirmières, la première je la connais déjà, pour la seconde, c’est ma
compagne, qui est toujours du voyage, qui s’exclame, « on se connait, tu
étais en stage dans mon service il y a peu de temps » effectivement, c’est
une étudiante de troisième année qui effectue son avant-dernier stage en
chimio. Direction salle perf. Pour éviter de trop dégrader mes veines, changement
de bras, normal. Je suis confiant, l’infirmière explique à sa stagiaire chaque
étape de l’opération. Pose du garrot. Je ne la sens pas bien organisée, le pied
est trop loin, le flacon n’est pas encore en place. La veine est repérée, bien
gonflée, elle attend l’aiguille. GO ! hésitation de l’infirmière, tapote mon
avant-bras pour faire gonfler la veine, pique et là, difficulté pour attraper
le pied, elle sollicite l’étudiante qui est en train de mettre en place le
flacon. Branchement ... Cela passe à côté ! petit moment de désarroi dans les
yeux de ma piqueuse, elle coupe l’arrivée du produit et retire l’aiguille. Elle
s’excuse, me demande si je souhaite que quelqu’un prenne le relai ou si je lui
laisse une autre chance. Mon capital veine est précieux, mais moi, bon prince,
je lui donne le feu vert pour le deuxième essai. Sous les yeux de l’étudiante
et les miens, elle se lance, hésitante, ses mains tremblent. Le doute s’installe
en moi, j’ai presque envie de lui dire passe moi l’aiguille je vais le faire !
Elle à un boulevard devant elle,
impossible de rater. Elle pique, cherche un peu, aïe, ça brule. Elle branche,
mais n’a pas bien purgé la tubulure, je vois une petite bulle d’air avancer,
heureusement une seule ! À savoir qu’une petite bulle, ça passe, je me suis
toujours attaché de rappeler aux élèves qui fréquentaient mon service l’utilité
d’une chambre à gouttes dans la chasse aux bulles d’air, la remplir aux 2/3 par
le liquide à perfuser avant de purger le reste de la tubulure, ce qui élimine
la presque totalité des bulles ... dans le cas présent, la chambre n’était
remplie qu’au 1/3 et la purge mal faite. Trop d’air et c’est l’embolie gazeuse,
là j’ai estimé que cela restait correct. Mais un conseil rester vigilant, le
stress de l’infirmière était visible, et cela non maitrisé peut entrainer des
erreurs, qui peuvent être fatales.
Rentrée dans le box, et c’est parti pour 1 heure 30. Après
la fin de la poche de solupred, c’est au tour de la chimio. Comme la première
fois, au bout de 10 minutes, malaise. Importante bouffée de chaleur, mais pas
de difficultés respiratoires comme à la première chimio. Par contre cela dure
plus longtemps avant que le malaise ne s’estompe. Légère brûlure au point d’injection,
cela aussi est nouveau. Le reste se déroule sans problème. Prochaine chimio le
22 février. Retour à la maison, quel bonheur. Les premiers symptômes se
présentent dans la soirée. Bouffées de chaleur, crampes musculaires. La nuit se
passe comme cela; je transpire beaucoup, mais arrive à trouver le sommeil. Je
dois me changer en cours de nuit pour éviter la noyade! 7 heures du matin, je
suis debout, ça va. Je vais me mettre sur le blog.
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