l'humanité est touchée par ce fléau que l'on nomme cancer. Ce mot qui fait peur, mot qui tant que l'on est pas touché, nous essayons de laisser loin de nos pensées. Pourquoi ce nom, Antidote, parce qu'aujourd'hui, je fais partie, de ces hommes et de ces femmes qui réalisent tout ce que cela implique, ce bouleversement majeur de sa vie. Sa vie ... elle ne tient qu'à un fil, l'espoir que la science à les outils qui vont te sauver. Alors Antidote pour essayer pour partager, échanger, se renseigner, exorciser sa peur , espérer... l'écriture pour aider.

4 févr. 2016

Source: science et avenir

Cancer de la prostate : une nouvelle stratégie pour éviter les rechutes






En direct de l'Asco 2015 à Chicago, l'envoyée spéciale de Sciences et Avenir rend compte des progrès importants dans la lutte contre le cancer. En particulier dans le traitement de la prostate.

La chimiothérapie pour prévenir le risque de rechutes

Le service d'urologie de l'hôpital Edouard-Herriot traite les tumeurs cancéreuses de la prostate.
Encore une bonne nouvelle en provenance du congrès américain de la Société américaine d'oncologie clinique 2015 (Asco 2015) qui se déroule à Chicago du 29 mai au 2 juin : la première démonstration de l’intérêt d’un changement de cap dans les traitements du cancer de prostate. Cette nouvelle avancée se traduira en pratique pour les patients par l’ajout d'une chimiothérapie supplémentaire au traitement de référence (hormonothérapie et radiothérapie).
 Plusieurs études publiées à l'Asco dont une française (Getug 120), une américaine (RTOG 0521) et une anglaise (Stampede), vont sans aucun doute faire rapidement évoluer les stratégies de traitement des formes graves de ce cancer, responsables d'environ 8.000 morts par an en France parmi les 55.000 nouveaux cas. Hasard du calendrier, l’étude française coordonnée par le Pr Karim Fizazi, chef du département de médecine oncologique de l’institut Gustave Roussy (Villejuif) vient juste d'être publiée vendredi 29 mai 2015 dans la revue Lancet oncology. Les trois études vont toutes dans le même sens. Elles montrent que le fait d'ajouter une chimiothérapie (docetaxel et estramustine) au traitement de référence, l’hormonothérapie et la radiothérapie qui sont prescrites dès le début de la prise en charge, permet de prévenir significativement le risque de rechutes."Après 8 ans de suivi, le risque était réduit de 50 % dans le groupe contrôle mais de 62 % dans le groupe recevant la chimiothérapie adjuvante", détaille le Pr Fizazi.
Ces changements concernent les deux groupes à haut risque de décès, soit les patients atteints de formes métastatiques d'emblée mais aussi ceux atteints de forme localisée à haut risque de rechute (environ 15 a 20 % des cas), chacun de ces deux groupes étant responsable d’environ 4.000 décès par an. "C’est la première fois qu’une telle démonstration est faite, poursuit le spécialiste. L’étude a pris du temps car dans ce type de cancer, les rechutes ne surviennent pas tout de suite, mais au bout d’environ 4 ans." L’essai américain démontre en plus que la survie globale est augmentée. Pour les patients, cette prise supplémentaire se traduira par une perfusion d'environ 1 heure toutes les 3 semaines à l’hôpital, répétée environ 6 fois et sur 5 mois.
C'est une bonne nouvelle car le cancer de la prostate est un des cancers le plus fréquent, même si l'évolution reste relativement lente.